Portrait d’ancien : Éléonore Rime

En quelques mots

Éléonore Rime, Présidente d’Interface SPTJC (2013)

  • Promo Sciences Po Toulouse 2014
  • Master Stratégie et Affaires Internationales
  • Actuellement Consultante chez Eurogroup Consulting Luxembourg (au Luxembourg)

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 Témoignage

« Je suis arrivée à Sciences Po Toulouse, après avoir préparé le concours en candidat libre via une formation sur Internet. J’avais en particulier apprécié mon année de terminale ES et l’impression de pouvoir retrouver l’étendue de ces savoirs au sein de l’IEP. J’ai commencé mon cursus sans projet professionnel particulièrement défini, j’étais surtout attirée par la diversité des matières enseignées comme l’économie, les sciences politiques, la sociologie ou encore l’histoire. L’idée de devoir beaucoup lire et écrire ne me déplaisait pas non plus !

Ma foi, je garde un excellent souvenir de l’IEP, où mes deux premières années ont été en partie rythmées par mon engagement dans la vie associative, avec d’une part le journal de l’école, Caractère, auquel il a fallu impulser un nouveau souffle lorsque j’étais présidente en 2ème année, et d’autre part la même année, avec la vice-présidence d’Amphithéâtre, l’association « théâtre/impro » qui réunissait des élèves de l’IEP et de l’université Toulouse Capitole 1. J’ai effectué ma mobilité en Allemagne, tout d’abord en Erasmus à Münster, près de Cologne, puis en stage pendant six mois à Berlin où je travaillais en tant que rédactrice webmarketing pour un site de rencontre français. Le stage était particulièrement intéressant et sympathique dans la mesure où je devais jongler avec trois langues (français, anglais, allemand) mais aussi en raison du dynamisme de l’équipe, très jeune et très européenne. Cela m’a donné le goût de l’entreprise et m’a poussé à vouloir travailler à l’international.

Je ne me suis pas tout de suite déclarée « aspirante à la présidence »

A mon retour de mobilité, j’ai hésité à reprendre le théâtre (une de mes passions), mais après avoir assisté à une réunion d’information particulièrement motivante à propos d’Interface, j’ai finalement opté pour cette association. J’avais envie, maintenant arrivée en master, de me diriger vers quelque chose d’encore plus professionnalisant. Je me souviens que l’équipe en place avait fait venir des membres de la Junior-entreprise de l’ENSEEIHT (N7 Consulting) : ils paraissaient très enthousiastes par ce partenariat récent et mettaient l’accent sur la connaissance et l’expérience qu’apportait la participation à un tel projet, ce qui correspondait exactement à ma soif d’apprendre toujours plus. Le double diplôme avec TBS n’existait pas à l’époque ! Entre parenthèse, je pense que ce double diplôme est une excellente initiative, plus encore si vous pouvez garder une année à l’étranger ou de césure.

Concernant mon futur dans la Junior, je ne me suis pas tout de suite déclarée « aspirante à la présidence ».  A l’origine je souhaitais être administratrice au sein du bureau : les postes de vice-présidente chargée d’étude ou responsable qualité me tentaient. Cependant, au cours des entretiens, le secrétaire général et la VP chargé d’étude de l’époque, m’ont demandé  si je n’avais pas envie de devenir présidente, au vu de mes précédentes expériences et implications associatives. L’idée a alors commencé à germer dans ma tête et le président en place a achevé de me convaincre. J’avoue qu’au départ, briguer la présidence pouvait me faire un peu peur. J’avais l’impression que cela représentait beaucoup de responsabilités. Une fois en place, celles-ci ont été, finalement, des motivations supplémentaires pour m’investir à fond ! Nous devions, tous ensemble, faire « grandir le bébé » et quoi de plus enthousiasmant que cela ?

Notre objectif était de taille : obtenir la marque Junior-Entreprise

L’année de ce mandat s’annonça dès le début particulièrement stimulante puisque notre objectif était de taille : obtenir la marque Junior-Entreprise, soit faire passer la Junior du statut de pépinière à celui de Junior-Entreprise. La volonté d’opérer ce changement de statut cette année-là était naturelle puisque passé un délai, une pépinière doit évoluer au stade supérieur. Il était donc logique et impératif de remporter ce challenge ! Ce mandat a donc constitué une période charnière pour Interface.

Ma plus grande fierté concernant ce mandat […] : garder une équipe motivée jusqu’à la fin

Bien entendu, obtenir ce label a représenté beaucoup de travail tout au long de l’année et de la part de tous les membres de l’équipe. Nous avons voulu, l’été 2013, candidaté au passage de marque. Tous les voyants étaient au vert, pour ainsi dire, seulement un souci comptable de l’an passé nous a freinés. Nous étions conscients d’avoir le bon niveau pour passer, mais il était en quelque sorte « plus sage » d’attendre quelques mois, quitte à repousser donc le passage de marque. Ce ne fut pas un échec en soi, mais nous en fûmes toutefois un peu déçus. Ne nous laissant cependant pas abattre, nous ne nous sommes pas démobilisés et avons continué à travailler afin que les bases soient solides pour permettre au mandat suivant d’obtenir la marque début 2014. L’audit annuel de janvier, notant l’intégralité du mandat écoulé, a confirmé notre bon travail puisque la CNJE nous a alors permis de penser que nous avions le niveau pour demander la marque Junior Entreprise en mars (toutefois soumise aux votes de tous les présidents lors d’une prochaine AG).

Ma plus grande fierté concernant ce mandat a été de garder une équipe motivée jusqu’à la fin et surtout d’en recruter une toute nouvelle, qui a pu, suite à notre travail, obtenir en mars 2014 le Saint Graal : la fameuse marque JE !

Une des clefs du succès ? Beaucoup d’humour

 

Ce fut une grande histoire d’amour (rire), une véritable expérience humaine, au regard de certaines amitiés qui se sont tissées et du défi qu’a constitué le management d’une équipe de bénévoles fonctionnant comme une entreprise. Il faut en effet toujours garder à l’esprit qu’ il faut savoir donner des directives et en même temps produire du résultat, tout en s’adressant à des gens qui ont notre âge et qui demeurent volontaire et non rémunérés (dans le cas des administrateurs). Une des clefs du succès ? Beaucoup d’humour, vital pour une bonne ambiance et l’implication de tout le monde, et puis aussi de longs – trop longs (rire) – mémos (de présidente) envoyés chaque début de semaine. Ce fut une véritable aventure en équipe dont je garde de très bons souvenirs !

Tu apprends aussi bien sur un métier […] que sur tes propres capacités et envies de carrière

J’ai appris beaucoup, et si j’avais une leçon à retenir sur le plan professionnel, c’est que toute erreur constitue un apprentissage. C’est bien connu, mais c’est une chose de le savoir et une autre de le constater par soi-même ! J’ai aussi appris à quel point il fallait veiller à préserver un équilibre entre sa vie privée et sa vie professionnelle. Interface ne s’arrêtait jamais vraiment et prenait évidemment beaucoup de place ! D’ailleurs si c’était à refaire je crois que j’essaierais de prendre un peu plus de recul.

Si j’avais un conseil à donner aux futurs membres d’Interface ce serait avant tout de ne jamais baisser les bras. Il faut constamment rester mobilisé et motivé et savoir oser ! La Junior est une école exigeante et pour cela excellente. Tu apprends aussi bien sur un métier (le conseil et le domaine où tu opères (exemple de la comptabilité ou d’un chef de mission pôle public) que sur tes propres capacités et envies de carrière.

J’ai réalisé mon stage de fin d’étude chez PSA au sein du service de marketing stratégique consacré aux systèmes embarqués dans les véhicules. J’ai vraiment apprécié ce stage et l’équipe avec laquelle j’ai travaillée. Toujours attirée par l’international, je voulais repartir à l’étranger, notamment en Allemagne et dans le milieu du conseil : le VIE me paraissait la meilleure option. J’ai ainsi été recrutée par Eurogroup Consulting France, cabinet de conseil indépendant à l’origine d’un réseau de consulting européen, réunissant divers domaines d’expertise. J’ai réalisé mon VIE à Francfort-sur-le-Main, accueillie par Eurogroup Consulting Germany. Pour résumer, je soutenais le développement du réseau à l’échelle internationale et coordonnais notamment 4 BC (business communities) en termes de communication, de marketing mais aussi de recherches pour des études/missions communes. Ce fut une année extrêmement enrichissante.

L’expérience est vraiment valorisée par les recruteurs

Interface m’a beaucoup aidé dans ce sens puisque tout d’abord c’est à la Junior Entreprise que je dois mon appétence pour le conseil, mais aussi parce que, lors des entretiens d’embauche, avoir été dans une Junior Entreprise a pu constituer un véritable atout. L’expérience est vraiment valorisée par les recruteurs.

Aujourd’hui, je travaille au sein d’Eurogroup Consulting Luxembourg, dans la continuité de mon VIE, puisque ce cabinet est membre du réseau dont je m’occupais. Je collabore en ce moment pour des projets luxembourgeois propre à la sphère publique.

Ce qui est certain c’est qu’Interface m’a fait découvrir le monde du conseil et qu’aujourd’hui je désire continuer dans cette voie ! »

Camille Klein
Camille

Responsable Communication